Question éternelle des jeunes travailleurs : mes amis parlent de « mille KM » et discutent uniquement du net, mais en entreprise la seule norme juste est la négociation en BRUT.
Le Code du travail impose pour tous les résidents fiscaux de définir le salaire exclusivement en montant BRUT dans le contrat. Vous pouvez oralement « convenir du net », mais la loi ne reconnaît que le Brut écrit noir sur blanc.
La psychologie est claire : le salarié veut « 1000 KM nets fixes chaque 15 du mois » pour ses mensualités. Mais ce confort cache des pièges légaux et économiques qui profitent uniquement à l'employeur !
Imaginez que l'État baisse l'impôt sur le revenu de 20 % à 10 %.
- Si vous avez un brut contractuel : Les impôts diminuant, l'employeur doit vous verser un net nettement plus élevé – la réforme vous profite directement.
- Si vous avez un net fixe « contractuel » : L'employeur respecte « 1000 KM net » et continue à vous les verser… mais ne paie plus autant d'impôts à l'État. Qui profite de la baisse ? L'employeur ! Vous ne recevez rien des changements fiscaux.
Ce serait très inefficace d'avoir un net fixe alors que vous avez des enfants à charge. Les enfants ouvrent droit à des déductions personnelles qui, en brut, réduiraient fortement impôts et cotisations.
Avec un net fixe de 1500 KM, un mauvais employeur peut vous proposer un brut très bas (≈ 900 KM net réel) et compléter par « primes », « indemnités télétravail »…
Vous aurez bien 1500 KM sur votre compte. Mais ces 600 KM de « compléments » sont souvent exempts de cotisations retraite ! Pour la banque, votre revenu imposable reste 900 KM – refus de crédit. Votre future retraite est aussi pénalisée.
Exiger un brut clairement défini montre à l'employeur que vous connaissez vos droits. En ne négociant qu'en brut, vous protégez votre pension et vous-même. Utilisez notre calculateur pour convertir le brut proposé en net attendu.